Si le rassemblement du matin au Mur des Fédérés, réunissant plusieurs centaines de militants, s’est remarquablement bien déroulé pour écouter les responsables de la Libre Pensée, puis ceux de la CGT, de la FSU et de la CGT-FO qui, pour la 3ème année, se retrouvaient afin de faire la démonstration de leur attachement à l’action et aux réalisations de la Commune de Paris mais également de leur convergence sur des revendications communes, il n’en fut pas de même l’après-midi où des heurts violents au départ de la manifestation sur le bld du Montparnasse et particulièrement au niveau du carré de tête de la manifestation et de l’arrière, entre les forces de l’ordre et des groupes « d’habits noirs » qui n’ont pas hésité à charger les cortèges syndicaux en faisant notamment des blessés dans les rangs du mouvement syndical et qui ont très largement empêché le bon déroulement de cette manifestation.

Une nouvelle fois, nous sommes obligés de constater que la volonté profonde de certains était bien d’empêcher le déroulement de la manifestation, comme ce fut le cas à différentes reprises au cours des dernières années. Les forces de police n’ont pas contribué non plus à réellement assurer la sécurité, puisque plusieurs échanges incompréhensibles et sans justification ont créé davantage de tension, notamment parmi les manifestants des différentes organisations syndicales.

C’est bien le mouvement syndical qui est visé alors que les militants étaient là, non pas pour s’affronter avec les autres manifestants, mais pour porter leurs revendications contre la casse des services publics, la mise en œuvre d’un dispositif destructeur d’assurance chômage, la volonté de mettre en place une retraite par point qui abaissera la totalité du montant des retraites versé, d’obtenir l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima
sociaux etc. etc. etc.

Cela n’aura pas empêché que plusieurs dizaines de milliers de personnes auront défilé à Paris et plusieurs centaines de milliers dans toute la France, malgré la politique de communication conduite par le gouvernement et particulièrement par le Ministre Castaner qui, depuis une semaine, communique en indiquant que le 1er Mai est une journée nécessaire pour l’expression, dans le même temps où toutes ses annonces « d’apocalypse » tentent de dissuader tous ceux qui ne veulent pas se faire gazer, d’y venir. Il aura réussi partiellement dans son opération de désinformation. Ce qui n’aura pas empêché non plus que chacun d’entre nous soit copieusement gazé.

Cela n’empêchera pas que nous allons poursuivre nos mobilisations car nous sommes en profond désaccord avec les résultats découlant d’un « grand débat » dont pour notre part, nous n’attendions rien dans le même temps où nous faisons le constat que des mois de concertation, notamment dans le domaine des retraites, débouchent aujourd’hui sur :

« Je ne change rien à ma politique et j’accentue les contre-réformes ! »

Nous allons continuer avec toutes les organisations de fonctionnaires dans quelques jours et nous allons poursuivre dans notre soutien à tous ceux qui s’opposent aux privatisations, à tous ceux qui s’opposent à la contre-réforme Blanquer, à tous ceux qui s’opposent aux manques de moyens dans les urgences et plus largement dans les hôpitaux, à tous les personnels de la grande distribution qui se battent pour leurs salaires et contre les licenciements et bien d’autres comme les personnels de la sécurité sociale qui exigent le retour à la sécu de 1945…

DEMAIN ON CONTINUE !!

Paris, le 2 mai 2019

1er Mai Les Syndicats Cibles
1er Mai Les Syndicats Cibles
1er-Mai-les-syndicats-cibles.pdf
120.6 KiB
25 Downloads
Détails