La Commission Exécutive de l’Union Départementale FO de l’Essonne s’est réunie le 14 septembre pour faire le point de la situation au moment de la rentrée sociale.
Le premier ministre a confirmé devant le MEDEF que les mesures de « simplifications » prises par ordonnance, seront « prolongées, amplifiées et si possible pérennisées ». Ces ordonnances, il les qualifie de « vertu de la crise sanitaire». Le gouvernement pérennise donc son « régime d’exception », en particulier des dérogations contenues dans les ordonnances dites « COVID », sur les délais de consultation des CSE ou sur l’allongement de la durée du travail. Il est désormais question d’ajouter d’autres mesures qui n’ont pu être adoptées au printemps : travail de nuit, révision des accords de groupe, CDD « multi-remplacement », sans compter la baisse de 10 milliards sur les impôts de production déjà̀ actée.
La Commission Exécutive condamne le dispositif dit d’« accord de performance collective » qui remet en cause les fondements du contrat de travail sans la moindre garantie du maintien de l’emploi ainsi que le dispositif dit d’« activité́ partielle de longue durée » (APLD) qui donne la possibilité́ à l’employeur de réduire de 40% l’horaire de travail des salariés et de recevoir une allocation pour les heures non travaillées, tout en ayant toute latitude pour supprimer des emplois par le biais d’un PSE inscrit dans l’accord d’entreprise initial.
La C.E. de l’U.D. rejette le plan de relance des 100 milliards d’euros du gouvernement, s’ajoutant aux 470 milliards déjà̀ mobilisés en faveur des entreprises, qui en profitent pour amplifier leurs profits au détriment des emplois. La C.E. condamne fermement toutes les suppressions d’emplois présentes ou futures.
Face à cette dégradation des conditions de travail, la C.E. revendique le retour dans le privé et le maintien dans le public des CHSCT.

2020-09-14 Déclaration Ce 14-09-2020
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