France Travail, c’est un scandale. Suppression de 1038 postes

La situation de l’emploi est catastrophique, des plans de restructurations et de licenciements tombent sur le dos des travailleurs victimes de « sauvegardes de l’emploi » et autres plans de licenciements… dans de nombreux secteurs d’activité.
Heureusement, que la CGT-FO a créé l’assurance chômage pour faire face aux mauvais coups quand on perd son boulot. Organisme que nous voulions indépendant de l’Etat, mais manifestement les gouvernements disposent de cette conquête sociale pour en faire une arme de chasse aux chômeurs.
En toute logique, ces licenciements vont donner du travail à « France TRAVAIL » et par conséquent il faudra renforcer les équipes des agents au service des assurés.
Mais ce raisonnement n’est pas celui du Gouvernement aidé par des parlementaires et de la direction de France Travail.
Ce sont 1 038 suppressions de postes de prévus, conséquence des lois « plein emploi » et de finances 2026, plus des soupes internes GEPP et EFFICIENCE… chez France TRAVAIL.
Comment assurer un service public dans de bonnes conditions avec moins de moyen ?
Cette politique ne va qu’engendrer de la souffrance entre les demandeurs d’emploi et les agents. C’est un face à face qui est organisé pour mieux démontrer que ça ne fonctionne pas entre les faignants de chômeurs et les incapables agents de France Travail.
La solution que condamne FO : « Notre directeur général, très lié à LinkedIn au point d’embaucher l’un de ses pontes comme DGA Offre de services et de se rendre fort discrètement à San Diego pour participer à une convention de cette entreprise privée, a lancé un « pilote » visant à doter conseillers et demandeurs d’emploi d’un compte LinkedIn pour soi-disant contribuer au retour à l’emploi de ces derniers. »
Les élus FO France Travail au CSE d’Ile-de-France ont dénoncé par la voie d’un tract et par une déclaration lors d’une réunion plénière :
« Lors du Conseil d’Administration du 18 décembre 2025, il a été décidé de supprimer plus de 1038 emplois à France Travail. Une décision catastrophique qui met en péril la qualité du service public et la santé des agents !
Cette décision a été rendue possible par le vote POUR ou l’ABSTENTION de trois organisations syndicales, la CGC, la CFTC et la CFDT dont l’attitude revient, de fait, à cautionner ces suppressions de postes. Seules FO et la CGT se sont clairement opposées à cette casse des effectifs. Cette politique de réduction massive des emplois intervient au pire moment pour notre établissement.
Alors que la Loi plein emploi commence à être mise en œuvre, la charge de travail des agents explose, et surtout sans le soutien effectif des partenaires censés prendre leur part.
Force est de constater que la réalité en Ile-de-France est catastrophique. Les agents de France Travail se retrouvent abandonnés, contraints de gérer seuls des situations sociales complexes, sans formation suffisante, sans relais, sans filet de sécurité.
Pire encore les conseillers de France Travail en IDF sont désormais les boucs émissaires des sanctions contre les BRSA, qu’on leur impute sans vergogne, les exposant à des risques de tensions ingérables avec les usagers.
Dans ce contexte, la suppression de plus de 1038 postes au niveau national soit environ 200 suppressions d’emploi en IDF est irresponsable et dangereuse. Elle accroît mécaniquement la surcharge de travail, aggrave les risques psychosociaux, détériore les conditions de travail et met en péril la santé des agents. C’est une véritable bombe à retardement, tant pour les personnels que pour les publics accueillis ».
Une déclaration qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté sur la volonté de FO à défendre les agents et les usagers !
Extrait du journal de l’UD FO 91 n°204 – mars 2026
https://www.udfo91.fr/download/le_syndicaliste_fo_91/Journal-mars-2026-BD.pdf