« La Reconquête par la défense de nos valeurs » Edito du Syndicaliste – journal de l’UD FO 91 – juin 2026

« La Reconquête par la défense de nos valeurs » Edito du Syndicaliste – journal de l’UD FO 91 – juin 2026

Chers Camarades,

J’apporte le salut fraternel des syndicats de la CGT-FO de l’Essonne qui m’ont mandaté.

Dans un premier temps, je tiens à affirmer que la Guerre, c’est la barbarie et que nous sommes pour le progrès, donc la civilisation. Non à la guerre !

C’est toujours un plaisir que de participer au congrès le plus important des syndicats français. Personne ne réunit autant de militants.

Malgré cela, nous sommes nous et nos conquêtes la cible d’attaques qui se répètent et s’amplifient.

La Sécurité Sociale, l’Assurance Chômage, les retraites, tout ce que nous avons construit et su imposer… les partis n’avaient plus qu’à contempler la besogne réalisée. On ne touche pas à notre protection sociale composée de ces éléments qui nous appartiennent.

Les mesures pour réduire leurs effets n’ont qu’un but, faire des économies pour mieux redistribuer le pactole au patronat.

Des sénateurs ont annoncé 210 milliards de cadeaux fiscaux et d’exonérations offerts en 2023 au patronat, des journalistes écrivent 260 milliards. Ces cadeaux continuent d’année en année.

Oui, il n’y a pas de trou de la Sécu,

Oui, aucune mesure coercitive n’est acceptable pour chasser les assurés sociaux de notre protection sociale. C’est la mise en danger, la paupérisation.

Oui, camarade Bergeron, il y a encore du grain à moudre.

A ces attaques, il faut y répondre à travers nos revendications et donc nos résolutions.

Nous devons rester sur le terrain de la lutte des classes.

Nous devons rester un outil du progrès social, par la politique contractuelle.

Pour cela, il faut revenir aux fondamentaux du syndicalisme, qui selon certains ne serviraient plus à rien.

Alors soit on rentre immédiatement chez nous, soit on démontre que notre présence, aujourd’hui à Dijon, est porteuse de perspectives.

Le retour à la Sécu de 1945,

La retraite à 60 ans et 37,5 annuités, et le retour de tous les régimes spéciaux,

L’augmentation des salaires et des pensions,

Le retour des principes des 3X8 en les adaptant aux 35h, voire moins.

7h de travail, 8h de repos et 9h de loisirs.

Nous ne vivons pas pour travailler, mais nous travaillons pour vivre.

2 jours de repos consécutifs dont le dimanche,

Arrêt du travail de nuit,

Chômage de tous les jours fériés.

Il y a déjà trop de travailleurs qui se sacrifient pour nous sur une amplitude de 365 jours et nuits sur 365.

Il faut les saluer pour ce sacrifice : je pense aux hospitaliers, aux pompiers, à la police, etc… ils n’ont pas le choix. Ce sacrifice doit être reconnu. C’est souvent leur santé, leur famille, leur vie sociale qu’ils brisent.

Un des premiers actes c’est de défendre nos droits au repos. Si non pourquoi ce sacrifice ?

Pour porter nos revendications, celles que l’on détermine nous-mêmes, il nous faut un outil.

Moi j’en connais qu’un, une organisation syndicale libre et indépendante.

Celle qui prône encore l’application de la Charte d’Amiens pour émanciper les travailleurs. Et pour se protéger des aléas des mouvements, partis et gouvernements, rien de telle que l’indépendance.

La CGT-FO n’est pas une girouette et nous l’avons démontré depuis notre création en 1895. Après 3 scissions, la position commune et ses lois liberticides, nous sommes toujours debout et nous ne nous coucherons pas.

C’est pour cela qu’à 4 nous avons proposé un texte « Pour construire collectivement l’avenir de la CGT-FO, restons indépendants et déterminés. », rien de grave…

Certains m’ont dit : « il n’y a rien dans ce texte » oui c’est vrai parce qu’il y a tout.

Un rappel de nos valeurs et de nos principes… notre histoire mes camarades.

Il est visible sur mon compte FACEBOOK CHRISTOPHE FO LE COMTE (voir QR-CODE). Vous pouvez le lire et le soutenir comme les plus de 180 militants et syndicats qui l’ont fait.

Sans une unité forte dans notre maison, certains voudront nous piétiner.

D’autres organisations syndicales, le patronat, les gouvernements successifs, des partis politiques…

Avant de chercher l’unité et non l’unicité syndicale, il faut construire l’unité dans notre maison.

Alors participons aux commissions de résolutions qui consolideront notre maison pour le progrès social.

Vive le syndicalisme authentique,

Vive le syndicalisme libre et indépendant,

Oui Léon, Robert, André et Marc vous qui êtes sur cette médaille avec Victor rédacteur de la Charte d’Amiens… continuons.

Soyons rebelles !

Vive la Confédération Générale du travail Force Ouvrière.