Pendant que des dizaines de milliers de salariés au chômage partiel touchent 84% de leur salaire ; pendant que des dizaines de milliers de salariés en télétravail ont du mal à obtenir 10 € par mois pour solde de dépenses d’électricité, de repas puisque le code du travail n’est pas respecté et qu’une partie du patronat s’exonère de toute obligation légale; pendant que les caissières des magasins sont exposées à l’épidémie sans avoir touché un seul centime; pendant que les personnels d’entretien, les
personnels du paramédical et de tellement d’autres corporations notamment celles qui assurent les transports, l’approvisionnement en gaz et électricité, la distribution du courrier, la distribution des médicaments et les tests Covid…n’ont bénéficié d’aucune disposition reconnaissant leur engagement.
Pendant que les hôpitaux manquent cruellement de lits et de personnel depuis un an de pandémie sans que l’exécutif n’ait bougé le petit doigt et que le personnel hospitalier constate chaque jour que pendant la crise les réformes se poursuivent.
Pendant que les électriciens manifestent depuis plusieurs semaines contre l’éclatement d’EDF en trois entités qui démontrent la privatisation ; pendant que les cheminots et les agents de la RATP comme ceux de la Poste et des Télécoms voient leurs entreprises rejoindre les bataillons de l’ouverture des marchés, des mensonges sur la baisse des tarifs et sur une supposée amélioration des services rendus aux usagers…
Pendant que les enseignants sont confrontés tous les jours aux difficultés d’accueillir les élèves souvent sans sécurité pour les uns et les autres, qu’ils ne saisissent plus les directives du Ministre, qu’ils ne se sentent pas soutenus par leur hiérarchie et que la reconnaissance de leurs métiers n’est reconnue que par des mots vides de sens.
Pendant que… Pendant que…
Il y a 17 000 entreprises françaises, des « truands », des sportifs qui contribuent à ce que 6500 milliards d’euros soient placés dans ce paradis fiscal qu’est le Luxembourg.
Dans les entreprises françaises, une partie d’entre elles n’ont pas fait le moindre geste en direction de leurs salariés, n’ont pas fait le moindre geste pour, dans le cadre de la solidarité, payer le moindre impôt contribuant à ce que nos services publics et notamment les hôpitaux puissent bénéficier de ces sommes qui échappent au fisc.
Le « quoi qu’il en coûte » du Président ne devait pas s’adresser à ces gens-là.

PARADIS LUXEMBOURGEOIS-1
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