« Salut Henri-Luc » Journal Hors Série de l’UD FO 91

« Salut Henri-Luc » Journal Hors Série de l’UD FO 91

Henri-Luc, notre camarade, tu nous a quittés après ce très long et dur chemin accompagné de la faucheuse. A la fin, c’est elle qui gagne et t’emporte.

Henri-Luc, tu as été notre Secrétaire Général de 1997 à 2007. En 1997, avant d’être élu, tu étais responsable de la campagne des élections prud’homales 97, c’est à ce moment que j’ai pu faire ta connaissance. Rien de plus formateur qu’une telle campagne sous la neige et de croiser un militant. Collages, diffusions, livraisons de tracts, et n’oublions pas les tractages aux péages à l’aube et le casse-croute qui suivait. Toujours jovial, ceux qui y ont participé s’en souviennent encore.

Tu étais investi à l’Union Départementale, dès sa création en 1984, en tant que membre du Bureau et à la Commission Exécutive bien sûr. Mais aussi au sein de la métallurgie et en particulier à la SNECMA (SAFRAN) de Corbeil-Essonnes.

Président du Comité de Gestion de la maison des syndicats, tu avais réceptionné les travaux de rénovation. Dans un discours, comme tu savais le faire, qui remettait au centre la défense de la bourse du travail et des syndicats et en place ceux qui s’empressaient d’être sur la photo en particulier la représentation politique de l’époque. Pour le département, Michel BERSON et le maire d’Evry, un certain Valls.

Défenseur de la politique contractuelle et de notre indépendance parce que tu savais que c’était indissociable. Les discussions étaient franches et animées au bureau, comme à la CE. Mais on ne se quittait pas fâchés. Les équilibres étaient respectés pour mobiliser le plus grand nombre pour la défense de la Sécu, des retraites… Pour ma part, c’est sous ton premier mandat que j’ai pu rejoindre la Commission Exécutive et à ton deuxième mandat pour le bureau de l’UD.

Tu savais, en façade, faire face aux pressions qui venaient de toutes parts. Les stigmates démontraient que tu étais plus investi qu’on ne le croyait physiquement et moralement.

Physiquement, devant la prison de Fleury, lors d’un rassemblement de nos camarades de la pénitentiaire chargés par les forces de l’ordre, Henri-Luc, tu avais perdu ta montre… dans un nuage de gaz lacrymo. Après quelques instants de discussions, tout le monde était en train de la chercher. Tu savais y faire.

Tu aimais ton organisation et tu l’as démontré plus d’une fois.

Ton dernier appel était pour t’excuser de ne pas pouvoir répondre à notre invitation pour fêter les 40 ans de l’Union Départementale. Tes déplacements se limitaient entre ton île et l’hôpital de Bordeaux. Ton message amical a été transmis aux militants de l’Essonne présents ce jour, qui l’ont apprécié. Quoi de plus normal, tu fais partie de notre Histoire collective.

Lors de la dernière Commission Exécutive de l’UD, la minute de silence qui a suivie mon intervention à ton sujet fut bien longue et interminable.

De nombreux messages sont reçus pour te rendre hommage, comme quoi

« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi »

Merci pour tous tes conseils et ce bout de chemin d’une décennie parcouru ensemble et bien plus pour tous les camarades qui auront côtoyé ce militant déterminé et jovial que tu étais.

L’Union Départementale et tous ses militants présentent à ta fille et à tes proches leurs condoléances les plus sincères.

Salut, Henri-Luc.

Christophe

Journal Janvier 2026 – Spécial Henri-Luc NIVELLE – HD

 

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