RAS au RSA ? – extrait du Journal de l’UD FO 91

« Le RSA est un minimum social, attribué aux personnes sans ressource ou dont les ressources ne sont pas suffisantes pour garantir un revenu minimal. Il est attribué aux personnes âgées de 25 ans et plus, ou de moins de 25 ans si elles sont en situation d’isolement avec un enfant à charge ou à naître, ou si elles ont exercé une activité de 3 214 heures au cours des trois ans précédant la demande (RSA jeune). » Source CAF
Tout ça pour ça ?
À l’époque nous avions dénoncé l’utilisation de ces « ressources humaines pas chères » que sont les bénéficiaires du RSA, en les obligeant à avoir une activité (pour 563 € aujourd’hui).
Ce discours nie que des bénéficiaires trop mal payés par leur patron bénéficient du RSA (nos impôts, dont la TVA, complètent des salaires). Idem Un demandeur d’emploi vivant seul sans enfant a pour unique revenu 250 € par mois d’ARE. Pour une personne seule, le montant du RSA est de 651,69 €. Le demandeur d’emploi peut donc bénéficier du RSA pour un montant mensuel de 401,69 € (651,69 €-250 €). (source site du ministère de la justice).
Pour certains, ils sont redirigés sur des structures « ad hoc », alors que les spécialistes pour rechercher un vrai travail, c’est France Travail.
La seule réinsertion qui vaille c’est un vrai travail pour un vrai salaire.
Mais France Travail a vu augmenter certaines missions comme la chasse aux (selon les critères du gouvernement) mauvais chômeurs. Et maintenant… il y a ? L’IA qui n’est pas là pour aider à retrouver un emploi.
Un seul objectif : faire baisser les bénéficiaires de France Travail et du RSA…
Les Stats… On veut des chiffres positifs à présenter aux Français.
Au final, certains vivent avec 563€ par mois (moins de 47€ par jour). Rappel, ils ne sont pas exonérés d’impôts. La TVA tout le monde la paie !
Ce sont eux les parasites ?
Ou alors les milliardaires qui ne paient presque rien comme impôt ?
Expérimentation du RSA rénové : match nul pour l’emploi (Communiqué FO)
Lu sur : https://www.force-ouvriere.fr/experimentation-du-rsa-renove-match-nul-pour-l-emploi
Aucune étude n’existe encore concernant l’impact de la loi pour le plein emploi mise en œuvre depuis janvier 2025. Loi qui a généralisé le suivi des allocataires du RSA en les obligeant à suivre quinze heures d’activité par mois sous peine de sanctions. Mais l’objectif affiché du gouvernement de renforcer l’emploi de ces personnes pourrait ne pas être tenu. C’est ce qui ressort de l’étude de la Dares et de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée le 23 juin. Cette dernière porte sur la phase d’expérimentation de l’accompagnement renforcé des allocataires du RSA, mis en place entre 2023 et 2024 dans dix-huit territoires, avant la généralisation du dispositif. Et le bilan n’est pas fameux. À première vue, le test semble positif : les allocataires du RSA inscrits dans ce suivi ont vu leur présence en emploi augmenter de 25 % après un an de suivi, (+ 3,6 points de taux d’emploi salarié) par rapport aux autres allocataires du RSA. Mais cette reprise d’emploi est fragile : les contrats aidés, en particulier l’insertion par l’activité économique (IAE), représentent les deux tiers des emplois occupés.
Pas d’effet significatif pour l’emploi
L’étude pointe aussi d’autres effets de bords négatifs : à moyens constants pour France Travail, l’expérimentation semble avoir conduit à réduire un peu l’accompagnement d’autres demandeurs d’emploi. Les allocataires du RSA non inclus dans ce suivi local ont également vu leurs perspectives d’emploi se dégrader légèrement . In fine, cette expérimentation n’a pas conduit à une création nette d’emplois significative , concluent la Dares et l’IPP. Pour les auteurs, la généralisation de ce suivi questionne donc les moyens, tant de France Travail que ceux mis sur les contrats aidés, dont les financements ne cessent d’être réduits par l’État.
