Stop au racisme, Stop au fascisme, Stop au nazisme ! Vive la liberté syndicale !

L’Union Départementale FO de l’Essonne se félicite de la signature de sa Confédération de la lettre intersyndicale contre l’attaque du Maire RN de Carcassonne envers la Bourse du travail.
L’UD FO 91 est d’accord avec : « ce qui se joue à Carcassonne dépasse largement le cadre local. Si une municipalité peut pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays. »
L’UD FO 91 partage l’intervention de Léon JOUHAUX lors du congrès de la CGTFO du 13 avril 1948 : « Pour cela, il est indispensable que l’esprit fasciste, l’esprit hitlérien disparaisse de la circulation, qu’il y ait plus de gens épris de ces idées, ayant dans la mémoire les fastes qu’ils ont procurés à leurs propres pays et le désir de revenir à ces fastes. C’est cela que nous avons appelé combattre le fascisme et extirper le fascisme de la circulation européenne, et même de la circulation du monde. Est-ce que nous sommes arrivés à nos fins ? Non. Le fascisme tient encore à la gorge l’Espagne républicaine ; le fascisme domine encore, camarades américains, le gouvernement réactionnaire de Grèce ; le fascisme existe encore dans certaines couches de la population allemande. Et vous en avez la preuve par les complots que, chaque jour, vous pouvez découvrir. Il y a encore, en Allemagne, des gens qui pensent à la revanche et, ce qui est pis encore, il y a, dans les autres pays, un certain nombre de gens qui pensent à collaborer à l’éclosion et au développement de cet esprit de revanche. Il faut faire disparaître cela. »
L’UD FO 91 salue la mémoire du résistant Raymond Gurême, figure des Tsiganes, « resté debout, libre », « un des derniers survivants de la communauté des voyageurs internés dans le camp de Linas-Montlhéry (Essonne) durant la Seconde Guerre mondiale ».
Sans oublier cet étranger qui fut arrêté à Evry (91) un 16 novembre 1943, l’Arménien Manouchian. Abattu le 21 février 1944, avec ses compagnons juifs polonais, juifs hongrois, italiens, espagnols, … pour avoir résisté contre le fascisme et le nazisme.
Que soit exaucé son souhait : « Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain ».
C’est pour cela que l’UD FO 91 rejette et condamne toute expression raciste, fasciste et naziste, même à Verrières-le-Buisson.
L’Essonne doit rester une terre de résistance et de mémoire.
La classe ouvrière est internationaliste. La Solidarité fait partie de son ADN, elle ne peut accepter le rejet de l’autre.
COURRIER-INTERSYNDICAL_BOURSE-DU-TRAVAIL-DE-CARCASSONNE.pdf