LA CRISE ? PAS POUR TOUS !

L’union régionale Île-de-France FO – URIF FO – fait sien le courrier adressé au Premier ministre par sa Confédération.
Avec notre Confédération FO, nous exigeons un blocage du prix du litre de carburant à la pompe à 1,50 €. Les augmentations considérables décidées et appliquées par les compagnies pétrolières n’ont même pas attendu que la guerre éclate en Iran pour entrer en vigueur. Les travailleurs subissent de plein fouet ces augmentations et des corporations entières risquent de mettre la clé sous la porte. C’est insupportable quand nous constatons les milliards de profits engrangés par les compagnies pétrolières et le jackpot des taxes qui tombent dans l’escarcelle de l’État. Il faut un blocage immédiat du prix du carburant.
Ce bond considérable des prix a des incidences majeures sur le prix du gaz, mais également sur les produits de première nécessité, qui sont d’ailleurs impactés depuis janvier 2026 par une poussée de l’inflation.
Au-delà de l’essence, c’est le « panier de la ménagère » qui explose de nouveau. Ce sont des produits dérivés du pétrole qui, par leurs coûts, empêchent des entreprises du bâtiment, des transports, de la pêche, des agriculteurs, etc., de fonctionner. Ce sont des catégories de travailleurs comme les infirmières, les aides à domicile, au service des plus démunis, des plus précaires mais aussi des plus âgés, qui sont bloquées et pénalisées dans leur travail de tous les jours, mais aussi dans leur pouvoir d’achat. Ce sont, d’une façon générale, les travailleurs qui, avec les envolées des prix, subissent des pertes de pouvoir d’achat considérables et ont de plus en plus de difficultés à vivre.
Décidément, oui, il faut un blocage des prix, non seulement pour le litre de carburant, mais également pour les prix à la consommation.
Il est temps que ce gouvernement et le patronat comprennent qu’il n’est plus possible d’accepter que les négociations sur les salaires, les retraites, les minima sociaux, notamment dans les trois versants de la fonction publique, n’existent plus et, pour certains depuis plus de dix ans, dans le même temps où l’effort de guerre contribue largement à tenter de détruire les services publics, particulièrement l’hôpital et l’école, mais également toute la politique de protection sociale qui, de moins en moins, prend le malade en charge du début de la maladie jusqu’à la guérison, comme le portait la Sécurité sociale de 1945.
N’oublions pas la chasse ouverte contre les assurés sociaux à la Sécurité Sociale et à l’Assurance chômage pour faire des économies sur les plus fragiles et en même temps que des cadeaux au patronat sous forme d’exonérations de cotisations sociales (compensées par la TVA) et des remises fiscales… 260 milliards en 2023.
NOUS EXIGEONS :
Le blocage du prix du litre d’essence à 1,50 €
Le blocage du prix de l’énergie, notamment du gaz
Le blocage des produits de première nécessité
L’augmentation générale des salaires, des retraites, des minima sociaux
La fin des exonérations des cotisations sociales
Pour obtenir nos revendications, pas d’autre solution que de manifester nos désaccords profonds avec les politiques conduites par l’exécutif et le patronat.
Rassemblement de l’URIF FO
Le 14 avril 2026 à 12h00
Place du Bataillon-du-Pacifique, devant Bercy
Chacun a aujourd’hui conscience des enjeux pour les travailleurs. Ce premier rassemblement ne sera pas le dernier si nous n’obtenons pas de réponses concrètes.
@URIFFO Paris, le 9 avril 2026